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Safran d’En Marre – Émilie et Guillaume Normant

Publié le 7 mai 2021 2 min de lecture

« Une culture noble et bio ! » Dans le Gers, Guillaume et Émilie Normant produisent une culture noble : le safran ! Cet ingénieur aéronautique de formation a voulu revenir sur terre en créant une activité secondaire en lien avec la terre. Après plusieurs rencontres, plusieurs visites de safranières dans le Quercy et dans le Tarn, il décide de se lancer. Après un test de 200 bulbes dans le jardin en 2016, il plante, l’année suivante plus de 5 000 bulbes, l’aventure commence ! Dans le Gers, les...

« Une culture noble et bio ! »

Dans le Gers, Guillaume et Émilie Normant produisent une culture noble : le safran !

Cet ingénieur aéronautique de formation a voulu revenir sur terre en créant une activité secondaire en lien avec la terre. Après plusieurs rencontres, plusieurs visites de safranières dans le Quercy et dans le Tarn, il décide de se lancer. Après un test de 200 bulbes dans le jardin en 2016, il plante, l’année suivante plus de 5 000 bulbes, l’aventure commence !

Dans le Gers, les sols argilo-calcaire avec une légère pente conviennent parfaitement au développement du safran. Les bulbes sont implantés durant 5 ans sur la même parcelle avant d’être récoltés et replantés sur une autre parcelle. « Nous désherbons la safranière à la main mais aussi avec des poules, l’exploitation est certifiée bio depuis 2019, précise Guillaume Normant. Prochainement, nous allons installer des perchoirs pour les rapaces car les mulots causent de nombreux problèmes et c’est pour le moment, le seul moyen naturel que nous avons trouvé pour le résoudre. »

La récolte du safran s’effectue à la fin du mois d’octobre. « Tout dépend de la météo, il faut des nuits fraîches avec des journées chaudes pour aider la fleur à sortir », indique le safranier. Pour préserver toute la qualité du safran, le couple, accompagné d’amis et d’une partie de la famille récolte la fleur avant le lever du soleil. « Le soleil altère la qualité du pistil, c’est pourquoi, pendant une quinzaine de jours nous commençons la récolte vers 3-4 heures du matin. » Une fois récoltées, les fleurs sont émondées à la main, pour vous donner une échelle de temps, une heure de récolte nécessite ensuite 2 à 3 heures d’émondage. Dans les 24 heures suivant la récolte, cette étape doit obligatoirement être réalisée, suivie de la déshydratation des pistils qui lui fera perdre 82 % de sa masse. Avant de le commercialiser, Guillaume Normant place son safran dans des bocaux en verre, à l’abri, avec une température stable. Le safran mis en bocaux en début novembre sera ensuite commercialisé à partir de février, afin qu’il exprime toutes ses saveurs.

Aujourd’hui, pour pouvoir vivre de cette culture, Safran d’En Marre va développer une gamme de produits transformés. « Nous travaillons sur de la confiture, de la gelée, du sirop et de l’huile, de nombreux produits qui pourraient plaire à la fois aux particuliers et aux professionnels », affirme le safranier.

Par ailleurs, le couple souhaite aussi sensibiliser le grand public autour du safran. « Cette épice est plus connue de l’ancienne génération, raconte Guillaume Normant. Je souhaite mettre en place des formations, un apprentissage pour apprendre aux gens à optimiser son utilisation. »

Contact

Safran d'En Marre

Adresse : En Marre, 32 200 Escorneboeuf

Téléphone : 06 71 53 50 13

Mail : contact@safrandenmarre.com

Site web : https://safrandenmarre.com/accueil.php

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