La Ferme du Clou - Aurélien Dequiedt



« Je base mon exploitation sur la qualité et non la quantité »


En 2016, Aurélien Dequiedt décide de reprendre la ferme familiale, une exploitation de céréales et un élevage de viande, implanté dans le Cher. Passionné par l’élevage, Aurélien commence l’élevage de vaches limousines en 2017 avec la création d’un nouveau cheptel. Celui-ci, à l’origine composé d’une vingtaine de génisses, s’est agrandi et compte aujourd’hui jusqu’à trente mères.


La ferme autosuffisante


À la Ferme du Clou, les vaches sont en totale interaction avec le reste de l’exploitation. Tout au long de l’année, les vaches ont une alimentation de qualité et en quantité produite uniquement sur la ferme :

Durant l’hiver c’est la période des vêlages, les vaches sont en bâtiments, elles se nourrissent de fourrages comme la luzerne et de céréales de la ferme (blé et orge). La paille issue des cultures de céréales sert de litière avant de se transformer en fumier pour fertiliser les champs.

Au printemps les animaux sortent dans les prés pour profiter de l’herbe verte.

En fin d’été dès que l’herbe se fait plus rare, après la moisson les bêtes pâturent les couverts végétaux dans les champs. La ferme est en agriculture de conservation des sols : après la récolte des cultures des couverts végétaux sont implantés pour protéger les sols, les nourrir mais aussi nourrir les vaches si besoin.

Puis à l’automne elles retournent aux prés pour profiter des dernières pousses d’herbes.

La Ferme du Clou est autosuffisante, résiliente face au changement climatique, tout en respectant une agriculture engagée.


La qualité plutôt que la quantité


« Je base mon exploitation sur la qualité et non la quantité, explique l’éleveur, c’est pourquoi tout a été pensé pour obtenir la meilleure viande possible. » La période de vêlage commence dès trois ans ce qui offre de nouvelles bêtes à la ferme. Ces dernières sont élevées sur l’exploitation jusqu’à l’âge de cinq ou six ans pour les femelles, afin d’assurer la reproduction et garantir la qualité de la viande. Les mâles sont élevés en taurillons et sont valorisés dans un circuit classique, celui de coopérative. « Aujourd’hui la viande mâle est très peu utilisée en France, beaucoup part à l’export. On mange plutôt de la viande de femelle, c’est pour cela que je choisis de laisser partir les mâles dans le circuit coopératif », détaille l’éleveur.


La viande d'antan


« Je trouvais aberrant d’aller en magasin pour acheter de la viande alors que j’étais éleveur » raconte Aurélien. C’est en 2017 que l’éleveur décide de faire sa première vache en vente directe : pour lui et son entourage. Les retours sont excellents et ses proches y retrouvent même le goût de la viande d’antan. « J’ai la chance d’avoir un abattoir local, qui fait l’abattage, la découpe et la transformation et c’est ainsi que j’ai commencé à vendre de la viande en caissettes », se souvient l’éleveur.


Afin de développer son activité, il propose de nouveaux produits tels que les steaks hachés, les saucisses et merguez de bœuf et depuis très peu du saucisson sec de bœuf. Ces produits innovants ont alors conquis ses clients, ce qui l’encourage à continuer. De nouveaux produits sont en cours de développement : le chorizo de bœuf, le bœuf séché en tranches, le pâté et les rillettes de bœuf arrivent bientôt dans vos assiettes !


Contact :

La Ferme du Clou

Adresse : 7, Route de Bannegon - 18 210 Bessais-le-Fromental

Tél : 06 82 76 67 44

Mail : dequiedt.a@hotmail.fr

Site : www.fermeduclou.fr


Article rédigé par Marguerite Basly


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